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«Mais à quoi bon rappeler ces souvenirs ?
Les treize années dont ces événements marquèrent le début ne furent certes pas exemptes de chagrin ou d’angoisse : malgré tout, je pense encore que mon bonheur fut plus complet que celui de quiconque. Les étreintes, les caresses que t’inspirait ta folle passion m’ont fait connaître, je puis l’affirmer, un bonheur plus grand que celui dont peut rêver tout être au monde.»
Note d’Oriane (feutre rouge): encore des banalités sur l’amour… Je n’en sors pas, tous les écrivains que je lis racontent, à quelques variantes près, la même histoire et pourtant je sais, par expérience qu’il n’y a pas deux amours le même. Mais ce qui diffère ce ne sont pas les étapes qui jalonnent l’amour — bonheur, exaltation, chagrin, désespoir…— ni le bonheur que procurent les caresses — qui sont toujours folles dans l’assujettissement des pensées aux sens — mais les odeurs, les lieux, les lumières, les paroles… l’ensemble des contextes qui font de la vie une perception toujours renouvelée.
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